Ipseidad, 2015

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Dans la série « Umbral » [seuil], dans la rencontre entre corps et ombre, j’explorais ce lieu d’équilibre où s’ouvrent une absence, un espace pour une présence à venir.

Actuellement, je poursuis ma recherche dans l’entour de l’ombre avec cette nouvelle série « Ipseidad »[ipséité] : une présence semble sourdre et se démultiplier au point de rencontre entre un corps et « l’autre » de l’ombre…

Patrick Laurin,
Paris, 2015

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« Blanc », 2016

50x50 cm pierre noire, cire et pigments
ipseidad 33, 2015, 50×50 cm, pierre noire, cire et pigments

Extrait d’un poème d’Octavio Paz, accompagnant mes peintures dans le cadre de l’exposition « Bleue comme une Orange » à Tulles

Blanc
[…]
tu tombes de ton corps à ton ombre   et rien que dans mes yeux
dans une chute immobile de cascade    le ciel le sol se joignent
tu retombes de ton ombre à ton nom    intangible horizon
tu te précipites sur tes ressemblances   je suis tes lointains
tu retombes de ton nom à ton corps     l’au-delà du regard
dans un présent qui ne finit pas   les imaginaires du sable
tu retombes en ton commencement    les fables dissipées du vent
dispersée dans mon corps    moi le dieu écartelé
tu me divises en tes parties   autel et la pensée et le couteau
ventre théâtre du sang   axes des solstices
lierre arboréenne langue tison de fraîcheur   le firmament mâle et femelle
le tremblement de terre de tes flancs   témoins ces testicules solaires
la pluie de tes talons sur mes épaules   pensée phallus et vulve la parole
œil jaguar dans le fourré des cils   l’espace est corps signe pensée
la faille rouge en sa broussailles   toujours deux syllabes amoureuses
les lèvres noires de la prophétesse   Divination
entière en chaque part de toi tu te partages   spirales transfigurations
ton corps ce sont tous les corps de l’instant   le temps est corps le monde
vu touché évanoui   pensée sans corps le corps imaginaire
[…]

Octavio Paz

vers Galerie Ipseidad

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