Stage : Monotype sur verre #1, deuxième session

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Les inscriptions pour la session du 8 avril ont rapidement constitué le premier groupe, aussi une nouvelle session est programmée pour le :

samedi 20 mai 2017 de 10h à 18h

Cette session est ouverte à un groupe de 6 personnes maximum.

Le stage sera organisé de la manière suivante :

  • Présentation de la technique et du matériel,
  • Préparation des supports et papiers
  • Premiers essais sur petits formats : expérimentations du procédé soustractif puis du procédé additif
  • Réalisation grand format: le reste de la journée sera dédiée à une réalisation de plus grand format suivant le procédé de votre choix

Pour plus d’information sur le contenu : cliquer ici

Le matériel vous sera fourni (des tabliers seront mis à votre disposition, mais prévoyez une tenue non salissante).

SAMEDI 20 mai 2017

durée : une journée 10h-18h

coût : 100 euros la journée – matériel fourni

lieu : cerce-collectif, 20 rue Pixérécourt, Paris 20e

nombre de participants : 6 personnes maximum

pré-inscription:

Si vous êtes intéressé(e), vous pouvez remplir le formulaire de préinscription ci-dessous :

inscription : 5/6

L ’inscription ne sera validée qu’à réception du règlement par chèque et du formulaire d’inscription. Le chèque ne sera encaissé qu’après la fin du stage. Un mail de confirmation vous sera adressé à réception de la présente.
Les annulations seront acceptées jusqu’à 15 jours avant la date du stage et le chèque restitué. Après ce délai, même en cas de désistement, le paiement restera dû.

Formulaire d’inscription : télécharger le formulaire d’inscription

stage d’initiation au monotype sur verre, #1

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J. Morel, 2016

Le 8 avril 2017 de 10h à 18h
ATTENTION : STAGE COMPLET, une prochaine session sera prochainement programmée. (voir fin d’article)

Le monotype est défini comme « un procédé de peinture ou de gravure permettant d’obtenir par impression un exemplaire unique. L’impression monotype consiste à transférer l’encre d’une surface plane sur le papier. Tout support teinté peut-être imprimé sur papier pour créer des effets uniques, qu’aucun autre procédé de gravure ne permet de produire. A l’instar de la peinture, le monotype est une discipline spontanée qui laisse l’artiste libre de choisir en fonction du résultat recherché son instrument (pinceau, doigt, chiffon, stylets, objets détournés,…) et le processus de création de l’image sur la forme imprimante.

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Lors de ce premier stage nous aborderons la technique du monotype sur verre pour des réalisations monochromes. Deux approches pourront être expérimenter :
La technique « soustractive » consiste à enduire la plaque de verre d’un film d’encre typographique ou de peinture à l’huile, puis de procéder au travail de mise en lumière progressive par retraits successifs de l’encre à l’aide de divers outils (pinceaux, chiffon, coton tige, doigts, etc.). Dans l’approche additive, la forme est constituée par ajout progressive de matière picturale à l’aide de brosses et pinceaux. Une fois la plaque finie, le transfert de l’image ainsi créée est effectué sur papier humide.

Un deuxième stage sera organisé ultérieurement afin d’aborder la réalisation de monotypes polychromes par superposition d’impressions colorées (procédé soustractif) ou par introduction de la polychromie dès la réalisation de la matrice (procédé additif)

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Ce stage sera organisé de la manière suivante :

  • Présentation de la technique et du matériel,
  • Préparation des supports et papiers
  • Premiers essais sur petits formats : expérimentations du procédé soustractif puis du procédé additif
  • Réalisation grand format: le reste de la journée sera dédiée à une réalisation de plus grand format suivant le procédé de votre choix

Le matériel vous sera fourni (des tabliers seront mis à votre disposition, mais prévoyez une tenue non salissante).

date :

SAMEDI 8 AVRIL 2017

durée : une journée 10h-18h

coût : 100 euros la journée – matériel fourni

lieu : cerce-collectif, 20 rue Pixérécourt, Paris 20e

nombre de participants : 6 personnes maximum

inscription : STAGE COMPLET

L ’inscription ne sera validée qu’à réception du règlement par chèque et du formulaire d’inscription. Le chèque ne sera encaissé qu’après la fin du stage. Un mail de confirmation vous sera adressé à réception de la présente.
Les annulations seront acceptées jusqu’à 15 jours avant la date du stage et le chèque restitué. Après ce délais, même en cas de désistement, le paiement restera dû.

Formulaire d’inscription : télécharger le formulaire d’inscription

Le stage s’est rempli très vite, aussi je prévois de lancer rapidement une nouvelle session. Si vous êtes intéressé(e) faites le moi savoir en m’envoyant un mail et je vous recontacte dès que la prochaine date est fixée… 

PREINSCRPTION à la deuxième session :

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« OMBRE », Salon des Arts Visuels du 11e 2016

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SALON DES ARTS VISUELS DU 11e
Salle Olympes de Gouges,
15 rue Merlin – Paris 11e
(métro Voltaire, L9)
du jeudi  27 au dimanche 30 octobre 2016
de 12h à 19h (jusqu’à 21h le vendredi 28)
vernissage : mercredi 26 octobre de 18h30 à 21h

Au cours de cette deuxième édition du Salon des Arts Visuels, j’aurai le plaisir de vous présenter une sélection de mes travaux récents.

Ma recherche se poursuit autour de l’entité Ombres-Corps… Je réunirai dans le stand des œuvres réalisées avec la technique mixte : pierre noire, huile, cire et pigment. Mais aussi mes toutes dernières réalisations avec la technique du monotype.

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Exposition « MULTIPLES »

KITAOKA – TAT – LAURIN – LANEVE – 10-11-12 juin & 17-18-19 juin 2016

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Nous sommes très impatients de vous accueillir dans nos ateliers pour ces 2 week-ends artistiques devenus désormais notre RDV annuel incontournable !

Cette année nous avons invité l’artiste Tomoko Kitaoka avec laquelle nous avons organisé des stages lui permettant de transmettre les fondements de la teinture naturelle, son art de prédilection. Elle s’est formée à cet art ancien et fascinant au Japon, son pays natal, en Indonésie et en France où elle réside et travaille.

MULTIPLES est le titre qui résume et rassemble nos croisements créatifs, nos recherches et le travail ici exposé.

Le programme est dense et intéressant!
Exposition d’art plastiques : Tomoko Kitaoka, Patrick Laurin et Alessandra Laneve
Ensemble de violoncelles : Véronique Tat et ses brillants élèves : Martine, Richard, Marie
Performances : musique et peinture avec Véronique Tat et Alessandra Laneve

Horaires
Vendredi 18h à 22h : vernissages !
Samedi 14h à 19h : visite des expositions (les artistes seront présents) – 15h : ensemble de violoncelles
Dimanche 14h à 19h : visite des expositions (les artistes seront présents) – 15h : performance – musique et peinture

On vous attends nombreux !

Cerce collectif : 20 Rue Pixérécourt 75020 Paris

télécharger l’invitation et le programme en format A4 imprimable

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Ipseidad polyptique, multiple d’ombre…

Ipseidad, polyptique, 2015, 150 x 150 cm, mixte sur papier chiffon
Ipseidad, polyptique, 2015, 150 x 150 cm, mixte sur papier chiffon

A partir de cette réalisation, la série ipseidad trouvera peut-être une évolution vers le multiple…

La mise en œuvre de la forme polyptique ouvre la voie à des grands formats jusqu’à lors peu accessibles avec la technique de la cire.

La fragmentation de l’espace que j’explorais dans la série Umbral – où l’ombre se déployait sur un espace contigu – exacerbait l’ombre comme entité. La fragmentation des ombres en multiple est à explorer…
work in progress…

Une insondable obscurité, 2009

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IPSEIDAD 1

Patrick Laurin était un traqueur de réel, fouillant avec minutie en quoi chaque pli de la main, des mains, de leurs mouvements ébauchés, pris sur le vif, se révélaient instantanés de destinée.  Peu à peu, dans la suite logique des années de travail sur la main et ses gestes comme métonymie du tout que nous sommes, et d’une recherche picturale sur l’absence (série ausencia) qui a naturellement amené Patrick Laurin à contempler les projections de la main puis les projections du corps.

« Contemplation », c’est la définition même que Schopenhauer donne de l’art : « La contemplation des choses, indépendante du principe de raison« .

La contemplation n’est pas se laisser aller à une impression fugace. Le peintre continue de scruter avec rigueur mais cette fois c’est l’ombre qu’il contemple en train de s’enfuir comme si elle ne laissait pas attraper comme ça. Car, encore davantage que la main dont on peut croire qu’elle nous obéit (mais « la main du diable », « les mains d’Orlac » ou celle de la nouvelle de Gérard de Nerval nous révèlent que nos pouvoir sur elle(s) sont illusoires), l’ombre échappe à notre vigilance. Elle se tapit dans sa propre ombre et nous avons le tort de l’oublier alors qu’elle conspire peut-être dans notre dos. L’ombre est le fantôme dont certains pensent qu’il nous survivra, elle se fait discrète, elle est invisible à l’aveugle alors que le manchot hallucine sa chair manquante.

Et pourtant quand, par maléfice, elle nous quitte, nous errons à sa recherche, comme damnés (Peter Schlémil, Dracula,  « L’ombre » du conte d’Andersen ou « la femme sans ombre » de Richard Strauss).

Est-ce pour cela que la nuit, on s’enveloppe la tête dans son ombre et on l’en protège ses mains sous les draps comme si elle pouvait leur porter atteinte ?

L’ombre se confond alors avec le corps dans une obscurité qui les englobe tous les deux cependant que l’esprit visite ses propres contrées secrètes.

« Dans la lumière parfois, et souvent avec, derrière eux, une insondable obscurité », écrit Rainer Maria Rilke à propos des personnages peints dans les tableaux traditionnels. Le défi de Patrick Laurin est de mettre ce fond (doit-on écrire ce fonds ?) obscur au premier plan comme si le corps qui s’y projette n’en serait que le reflet  concret.

La main, était métonymie de l’être, métaphorique de sa volonté d’emprise sur le monde ou de sa séduction de l’autre, mais voilà que l’ombre représente cet être comme une métaphore impalpable de son opaque.

L’ombre reflète « l’ample mélodie de l’arrière-fond » que cherche à saisir Rilke.*

L’ombre est notre au-delà du physique, notre métaphysique immanente. Patrick Laurin nous montre que nos activités s’accompagnent de l’ombre qui, sans substance, leur est pourtant consubstantielle. On ne peut quitter la proie pour l’ombre car l’ombre la double sans relâche liée à notre geste qui ne peut s’en rendre totalement maître.

Sa recherche picturale nous rappelle que nos actes qui sont des projets dans le faire et la temporalité, sont des tentatives (désespérées ?) de mordançage au monde, mais qu’elles ne doivent pas occulter l’occulte vertigineux du mystère qui leur est relié indissolublement.

A réunir, à réunifier pourrait-on dire, le corps et l’ombre, le concret du corps et l’obscur de l’ombre, il conjure les menaces de séparation et touche en fait au mystère de la chair qui est à la fois le montré et le caché, le vu et le senti, le corps pour autrui et l’indicible qui l’habite.

Jean-Pierre Klein,
Critique d’art, Directeur de l’Institut National d’Expression Art et Création
Paris 2009

*Rilke R. M., Notizen zur Melodie der Dinge (1898), Notes sur la mélodie des choses, Paris, Allia, 2008

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Mains, 2003

PL_L'absent VII&VIII, dyptique_2007_100x110(900px)Ce sont des mains d’artisan qui, même au repos, fabriquent des ponts ou tissent la trame de rêveries sereines : démultiplié le fil n’en est que plus ténu, fragile dans chacun des neuf morceaux mais robuste dans le vitrail tout entier qui se joue de la lumière pour iriser les mains dans un tissu moiré.

Le dyptique, à côté, affiche sa simplicité : juste un effet de bougé qui livre exactement le moment où la sensation est double quand la main gauche touche la main droite. Le trouble de se sentir exister juste par le toucher.

Véronique LE RU,
philosophe

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