Exposition, « Petits Riens »

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Exposition collective réunissant 33 artistes d’Itinéraires-art contemporain :

Aiza, Isabelle Allano, Mee-Young Arkim, Edith Bruandet, Michel Cand, Carlos Castillo Ibarra, Jacqueine D Bechaud, Eric Doué, Pascale Duanyer, Valérie Fanchini, Jean-Christophe Humbert, Jean-François Jeannet, Charlotte Jude, Patrice Lams, Didier Lasne, Patrick Laurin, Nathalie Leverger, Catherine Lhuissier, Sandrine Manuel, Béatrice McCallum, Anna Mikke, Dominique Moreau, Béatrice Nodé-Langlois, Cosabeth Parriaud, Hervé Péchoux, Pétra, Régine Razavet, Caroline Secq, Benoit de Senneville, Caroline Tokar, Vicario, Danièle Vidal, Mireille Vitry

du 21 septembre au 2 octobre 2017

tous les jours de 11h à 20h

Espace Christiane Peugeot

62 avenue de la Grande Armée, Paris 17e

Vernissage
Jeudi 21 septembre
à partir de 18h, jusqu’à 21h

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Ombre 41, 2017 52 x 68 cm, graphite sur papier

Presque rien, du papier, de l’eau et du graphite…

« …moirures argentiques du graphite sur la peau humide du papier, l’ombre pleure son désir de corps. »

 

 

Presse :

 

Exposition sur deux week-ends

Exposition sur deux week-ends

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Le Cerce collectif accueille cette année le photographe Clément Magnin pour sa première exposition. Il nous a séduit par son parcours artistique original et transversal.

Entré au Cerce comme modèle pour le travail pictural de Patrick Laurin, au fil des séances de poses, il a tissé avec ce dernier une réflexion sur sa relation à la lumière. Mais c’est l’observation de sa propre ombre, étant forme en soi et de soi, et l’obstination à vouloir la capturer qui unissent les deux artistes et résonnent dans leur travail.

Pendant les 2 week-ends : exposition de photographies de Clément Magnin, exposition de peintures et dessins dePatrick Laurin; performance d’Alessandra Laneve et Véronique Tat.

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Programme des deux week-ends

VENDREDIS : vernissages 18h30 – 21h30

SAMEDIS : 14h – 19h

DIMANCHES : 14h – 19h

« Le Minolta SRT a été un cadeau de mariage de ma mère à mon père en 1973. Celui-ci m’a enseigné son maniement quand j’étais adolescent. J’en ai acheté un semblable en 2010 à Buenos Aires. Depuis je travaille exclusivement avec cet appareil et avec des pellicules noir/blanc 35 mm.
(…)
Avec Patrick Laurin, pour la première fois en tant que modèle, j’ai pu travailler avec mon ombre. L’ombre génère des effets inconnus en relation avec mon corps. Je ne peux pas les anticiper et, même si je pense à mon expérience de photographe, je ne peux avoir aucune idée précise, aucune maîtrise des effets créés par cette composition »
Clément Magnin, juin 2017

A bientôt dans les ateliers du Cerce collectif !
Alessandra Laneve, Véronique Tat, Patrick Laurin
20 rue Pixérécourt 75020 Paris

Stage : Monotype sur verre #1, deuxième session

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Les inscriptions pour la session du 8 avril ont rapidement constitué le premier groupe, aussi une nouvelle session est programmée pour le :

samedi 20 mai 2017 de 10h à 18h

Cette session est ouverte à un groupe de 6 personnes maximum.

Le stage sera organisé de la manière suivante :

  • Présentation de la technique et du matériel,
  • Préparation des supports et papiers
  • Premiers essais sur petits formats : expérimentations du procédé soustractif puis du procédé additif
  • Réalisation grand format: le reste de la journée sera dédiée à une réalisation de plus grand format suivant le procédé de votre choix

Pour plus d’information sur le contenu : cliquer ici

Le matériel vous sera fourni (des tabliers seront mis à votre disposition, mais prévoyez une tenue non salissante).

SAMEDI 20 mai 2017

durée : une journée 10h-18h

coût : 100 euros la journée – matériel fourni

lieu : cerce-collectif, 20 rue Pixérécourt, Paris 20e

nombre de participants : 6 personnes maximum

pré-inscription:

Si vous êtes intéressé(e), vous pouvez remplir le formulaire de préinscription ci-dessous :

inscription : 5/6

L ’inscription ne sera validée qu’à réception du règlement par chèque et du formulaire d’inscription. Le chèque ne sera encaissé qu’après la fin du stage. Un mail de confirmation vous sera adressé à réception de la présente.
Les annulations seront acceptées jusqu’à 15 jours avant la date du stage et le chèque restitué. Après ce délai, même en cas de désistement, le paiement restera dû.

Formulaire d’inscription : télécharger le formulaire d’inscription

stage d’initiation au monotype sur verre, #1

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J. Morel, 2016

Le 8 avril 2017 de 10h à 18h
ATTENTION : STAGE COMPLET, une prochaine session sera prochainement programmée. (voir fin d’article)

Le monotype est défini comme « un procédé de peinture ou de gravure permettant d’obtenir par impression un exemplaire unique. L’impression monotype consiste à transférer l’encre d’une surface plane sur le papier. Tout support teinté peut-être imprimé sur papier pour créer des effets uniques, qu’aucun autre procédé de gravure ne permet de produire. A l’instar de la peinture, le monotype est une discipline spontanée qui laisse l’artiste libre de choisir en fonction du résultat recherché son instrument (pinceau, doigt, chiffon, stylets, objets détournés,…) et le processus de création de l’image sur la forme imprimante.

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Lors de ce premier stage nous aborderons la technique du monotype sur verre pour des réalisations monochromes. Deux approches pourront être expérimenter :
La technique « soustractive » consiste à enduire la plaque de verre d’un film d’encre typographique ou de peinture à l’huile, puis de procéder au travail de mise en lumière progressive par retraits successifs de l’encre à l’aide de divers outils (pinceaux, chiffon, coton tige, doigts, etc.). Dans l’approche additive, la forme est constituée par ajout progressive de matière picturale à l’aide de brosses et pinceaux. Une fois la plaque finie, le transfert de l’image ainsi créée est effectué sur papier humide.

Un deuxième stage sera organisé ultérieurement afin d’aborder la réalisation de monotypes polychromes par superposition d’impressions colorées (procédé soustractif) ou par introduction de la polychromie dès la réalisation de la matrice (procédé additif)

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Ce stage sera organisé de la manière suivante :

  • Présentation de la technique et du matériel,
  • Préparation des supports et papiers
  • Premiers essais sur petits formats : expérimentations du procédé soustractif puis du procédé additif
  • Réalisation grand format: le reste de la journée sera dédiée à une réalisation de plus grand format suivant le procédé de votre choix

Le matériel vous sera fourni (des tabliers seront mis à votre disposition, mais prévoyez une tenue non salissante).

date :

SAMEDI 8 AVRIL 2017

durée : une journée 10h-18h

coût : 100 euros la journée – matériel fourni

lieu : cerce-collectif, 20 rue Pixérécourt, Paris 20e

nombre de participants : 6 personnes maximum

inscription : STAGE COMPLET

L ’inscription ne sera validée qu’à réception du règlement par chèque et du formulaire d’inscription. Le chèque ne sera encaissé qu’après la fin du stage. Un mail de confirmation vous sera adressé à réception de la présente.
Les annulations seront acceptées jusqu’à 15 jours avant la date du stage et le chèque restitué. Après ce délais, même en cas de désistement, le paiement restera dû.

Formulaire d’inscription : télécharger le formulaire d’inscription

Le stage s’est rempli très vite, aussi je prévois de lancer rapidement une nouvelle session. Si vous êtes intéressé(e) faites le moi savoir en m’envoyant un mail et je vous recontacte dès que la prochaine date est fixée… 

PREINSCRPTION à la deuxième session :

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Interview

interview publiée dans L’Echo (Corrèze) du 7 décembre 2016

PATRICK LAURIN
cet artiste expose actuellement au restaurant le BO à Tulle

Patrick Laurin présente jusqu’au mois de mars une quinzaine de tableaux au Restaurant Le Bouche à Oreille.

La peinture de corps masculins est-il un thème privilégié de votre travail ? Si oui pourquoi ce choix esthétique ?

Dans mon œuvre picturale, je développe des thèmes sous forme de séries. Ce processus de création est à l’instar d’un travail de recherche, une manière de (me) questionner par une succession de travaux sur une même thématique. Chaque réalisation interroge le thème choisi, mais aucune isolément ne saurait amener de réponse univoque. C’est donc dans une réitération de la question, par une prise directe avec la matière picturale, dans la rencontre et le travail de recherche avec le modèle, que je poursuis cette interrogation.

Le corps masculin apparût dans mon travail à partir d’une longue série sur les mains qui entraient en relation avec un corps dont seul un fragment était visible. Les mains n’étaient pas engagées dans une gestualité discursive claire et univoque : le contact avait-il lieu, était-ce une approche, un effleurement, un retrait ? Le public était invité à avoir sa propre lecture, à recréer son propre sens. Puis vînt un travail où pieds et jambes figuraient dans un même espace de représentation. Déjà l’ombre y prenait place. Peu à peu, l’importance de l’ombre progressait.

Actuellement, un glissement, un déplacement s’opère : l’ombre devient une entité primordiale dans la relation au corps. Ce n’est pas le résultat d’une simple projection, ou plus exactement d’une occultation de la lumière sur une surface illuminée. Cette ombre souvent perçue comme une forme plane génératrice d’image, est en réalité un volume qui se déploie à l’opposé de la source lumineuse et dont l’interception par une surface produit une image. Dans ce «cône» d’ombre réside une forme tridimensionnelle au sein de laquelle se lovent de possibles alter-ego.

Dans mon travail, le corps masculin est un générique du corps humain. La prégnance des regards actuels sur le corps, le limite à sa simple dimension de corps-objet et son florilège de dérives simplistes dont se gavent nos espaces publicitaires et télévisuels. Le corps féminin est traditionnellement engagé dans les représentations artistiques dont la nudité est devenue un standard. En revanche le corps masculin, ou du moins ses représentations, est encore sujet à controverse, niant tout rapport à une forme de sensualité de corps et non de sexe. Si je tentais une réhabilitation du corps humain dans sa valeur ontologique, il n’en demeure pas moins qu’il n’est pas le sujet isolé dans mon travail. Ces réalisations ne peuvent être réduites aux seuls regards sur un corps lorsque je tente de questionner les possibles dialogues entre ombres et corps qui naissent de leurs rencontres.

Les corps naissent et disparaissent par et dans les ombres. Comment l’alchimie se crée par le biais de différentes techniques ?

La première étape est un travail de dessin et d’ébauche avec modèle vivant. Plusieurs séances de travail sont nécessaires pour que le modèle puisse expérimenter une relation à son ombre afin qu’elle devienne progressivement plus qu’une simple projection. Nous allons ensemble travailler sur cette dimension d’étrangeté, jusqu’à ce que surgissent une entité. Nous contournons toute intentionnalité narrative : sorte de théâtre d’ombre dans lequel le corps s’effacerait pour ne laisser place qu’à une ombre actrice. Dans une autre version où le modèle prendrait le contrôle de l’ombre, le corps du manipulateur prendrait le dessus et deviendrait par trop visible. Il nous faut donc trouver ce point d’équilibre fragile, ce moment où la sensorialité prend le pas sur l’intentionnel, pour que naisse et surgisse une relation imprévue. Mon travail pictural se décline à partir des esquisses faites durant ses séances. Je vais alors tenter dans un premier temps de témoigner de ses moments de surgissements. Les techniques picturales que j’emploie (pierre noire, huile et cire & monotypes sur verre) ont pour point commun divers
processus d’ajout puis de retrait de matière. Chacune présente une étape dans laquelle l’obscurité domine dans l’espace pictural. S’ensuit un travail de retrait de la matière sombre, de sculpture de «l’entour». Les formes corps et ombre ne procèdent pas du travail sur elles-mêmes, mais de la constitution de la matière qui à la fois les contient et les définit ; dans une attention portée à l’espace, à ce lieu, dans lequel la rencontre se joue.

Vous êtes praticien, formateur et superviseur en art thérapie. Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste cette activité ?

L’art-thérapie est une pratique de soin et d’accompagnement psychologique fondée sur l’utilisation thérapeutique du processus de création artistique. La personne est accompagnée à partir de sa potentialité créative, pour trouver et approfondir une expression, pour inventer et élaborer un langage (au sens large) qui lui soit propre et lui permette de recréer un autre rapport au monde, de ne pas être réduit à ses symptômes et difficultés, de se penser autre, d’être sujet et auteur de sa création. Mon expérience depuis de nombreuses années d’accompagnement -développement personnel, enfants avec des troubles du comportement, personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, etc.- s’appuie sur les potentiels d’une alliance avec les forces vives du sujet qui lui permette de trouver une voie vers un «aller-mieux» dans son existence et son rapport au monde. Mon travail de formateur et de superviseur s’adresse à des professionnels en cours d’apprentissage ou des praticiens en activité.

Votre peinture a-t-elle à voir aussi au plan personnel avec de l’art-thérapie ?

Mon engagement artistique était bien antérieur à mon implication dans le champ de l’arthérapie. L’art n’est pas un outil thérapeutique en lui seul. En art-thérapie, les processus de symbolisation, de métaphorisation, sont impliqués dans un dispositif d’accompagnement individualisé, où la personne est invitée à développer ses propres créations. Mes axes de recherche dans le domaine artistique sont clairement distincts de ceux de mes patients. En revanche, en tant qu’artiste peintre formé en art-thérapie, mon expérience personnelle dans les processus de création est une condition indispensable pour l’accompagnement des personnes dans leurs propres processus créatifs.

Propos recueillis par Serge Hulpusch

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« OMBRES », press-book

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Visuel de l’exposition réalisé par Catherine Lhuissier

 

extrait du Press-Book édité pour l’exposition au Bouche-à-Oreille, Tulle :

Ombres-Corps

Depuis quelques années, la recherche picturale personnelle de Patrick Laurin interroge l’Ombre comme présence, comme entité plurielle qui témoigne et signe notre altérité. Cette présence sourde et se démultiplie au point de rencontre entre le corps et cet « autre » mobile et fugace. L’Ombre prend chair et devient sujet… dans la reconnaissance de notre propre étrangeté, la rencontre de l’autre devient possible… Cette exposition présente une sélection de ses travaux récents : pierre noire, huile, cire et pigment, ainsi que les toutes dernières réalisations avec la technique du monotype.

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 » Les corps jouent de l’union indissociable avec l’ombre qui émane d’eux mais demeure toujours partiellement autre. Interrogé par la pensée de Paul Ricœur, développée dans son ouvrage «Je est un autre”, je tente de questionner cette identité-ipséité, distincte de la notion d’identité- mêmeté. »

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Blanco

[…]
caes de tu cuerpo a tu sombra no allá sino en mi ojos
en un caer inmóvil de cascada  cielo y suelo se juntan
caes de tu sombra a tu nombre intocable horizonte
te precipitas en tus semejanzas yo soy tu lejanía
caes de tu nombre a tu cuerpo el más allá de la mirada
en un presente que no acaba las imágenes de la arena
[…]
tu tombes de ton corps à ton ombre et rien que dans mes yeux
dans une chute immobile de cascade le ciel le sol se joignent
tu retombes de ton ombre à ton nom intangible horizon
tu te précipites sur tes ressemblances je suis tes lointains
tu retombes de ton nom à ton corps l’au-delà du regard
dans un présent qui ne finit pas les imaginaires du sable
[…]
Octavio Paz, Versant Est et Autres Poèmes, Poésie Gallimard, 1978

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« La part de l’ombre, 2009 Réminiscences de la scène de Scycione, mouvance d’une ombre qui précède le départ de l’être et déjà porte l’empreinte de son absence, tremblement d’une présence qui tente d’échapper à sa délinéation… je cherche. »

Patrick Laurin, Paris 2009

« Umbral, au seuil de l’ombre, 2011 Un corps, qui n’est plus qu’en partie dans l’espace de représentation, vacille, trébuche, hésite sur le seuil de l’ombre. A l’instar du seuil entre deux pièces, habituellement perçu comme une ligne au sol, nous percevons et réduisons l’ombre à sa projection manifeste sur une surface. Je tente d’étendre l’acception de l’ombre au volume sombre, un entre-deux, entre le corps et la surface ombrée. La dichotomie entre le corps et l’ombre, apparemment factuelle par l’emploi du format diptyque, n’a pas pour projet d’opérer une fracture mais bien d’établir un seuil, lieu de leur union, afin d’en explorer l’entour. »

Patrick Laurin, Paris 2011

« Ipseidad, 2015 Dans la série « Umbral » [seuil], dans la rencontre entre corps et ombre, j’explorais ce lieu d’équilibre où s’ouvrent une absence, un espace pour une présence à venir. Actuellement, je poursuis ma recherche dans l’entour de l’ombre avec cette nouvelle série « Ipseidad » [ipséité] : une présence semble sourdre et se démultiplier au point de rencontre entre un corps et « l’autre » de l’ombre… »

Patrick Laurin, Paris, 2015

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« Alteridad / Ipseidad », altérité et ipséité L’ombre a progressivement pris « place » dans mon travail. Dans les séries « Terre d’ombre » et « la part de l’ombre », les ombres issues de corps se projetaient sur une surface pour peu à peu chercher leur autonomie. Puis dans la série « Umbral »(seuil), j’expérimentais cette autonomie en coupant l’espace pictural sous forme de diptyque. La césure créait un lieu où pouvait se déployer une entité autre. Dans la série « Alteridad »(altérité), je tentais de décliner ces autres de soi. Puis vint la série « Ipseidad »(ipséité) : continuum du soi, permanence dans la perception de soi, en dépit de toutes les entités qui nous constituent. À chaque âge notre être est modelé, transformé par nos expériences. Néanmoins persiste notre sensation d’unité, de rassemblement de ses multiples pour constituer notre identité profonde… Mon travail se poursuit avec les séries actuelles : « Multiples » et « Ombres », explorant la relation à l’autre de l’ombre… Actuellement, nous assistons à des tentatives de rejeter ou d’annihiler toutes différences, de plier l’autre à nos modèles de pensée, de le conformer, par la toute-puissance de nos certitudes, de nos seules croyances, morales et vérités. La confrontation et / ou la complicité avec ces autres de soi ne pourrait-elle être une voie pour une possible rencontre de l’autre… notre semblable humain, porteur lui aussi d’altérité ?

La technique mixte pierre noire, cire et pigments

Ces réalisations procèdent de l’enchaînement d’émergences et de disparitions. La succession d’ajouts et d’effacements met en jeu la pierre noire, des noirs obtenus par mélange de couleurs complémentaires, puis divers frottages et gommages. La cire d’abeille appliquée chaude permet des fondus, des opalescences, mais aussi de créer une trame en matière qui résonne avec trace graphique de la pierre noire. Enfin l’emploi de cire pigmentée vient rehausser le grain de la lumière. Les formes surgissent par constitution de l’entour.

La technique du monotype sur verre /

A l’instar de la technique précédente, il s’agit là d’un même processus d’émergence de la forme par constitution de l’entour. Une plaque de verre est enduite à l’aide d’encres pour gravure dont les couleurs s’annulent jusqu’à tisser un champ d’obscurité. La lumière n’est pas posée sur les formes. La matière sombre se rétracte, se replie, s’allège peu à peu. Elle devient enveloppe et contenant d’où vont sourdre peu à peu la présence d’une entité ombre-corps.